Dépravation des meurs à Katana: l’U.S.F met les parents face à leurs enfants

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L’organisation Union pour la Solidarité Fraternelle, USF a organisé, dimanche 31 Mars 2019, une conférence avec les femmes et filles leaders des groupements de Bugorhe et d’Irhambi-Katana. Cette rencontre d’échanges s’est tenue dans la salle de théâtre de l’Institut d’Enseignement Médical, IEM-FOMULAC situé à quelques kilomètres du centre commercial de Katana. C’est dans le cadre du mois de la femme que cette conférence a été organisée. Plus de 50 personnes ont pris part à cette rencontre qui avait pour thème « le rôle de la femme face à la mondialisation : défis et opportunités ».

Selon le coordonnateur de cette organisation, cette conférence entre dans le cadre des activités de clôture du mois de Mars, mois dédié à la femme.

«  USF a organisé cette conférence dans le cadre du mois de la femme. Il a été question de parler de l’entrepreneuriat féminin et l’échange d’expériences entre les femmes de la génération d’avant 1990 avec celles de la génération actuelle. Tout part d’un constat selon lequel ctuellement on remarque que certaines bonnes habitudes ont cédé la place à des anti valeurs et il était temps de savoir comment ces deux générations peuvent harmoniser leurs vues pour la promotion des valeurs positives qui ont toujours caractérisé une femme », précise Etienne Mulindwa responsable de l’USF.

Pour les participants, c’est un sentiment de satisfaction de voir que les parents sont en face de leurs enfants pour parler franchement et sans hypocrisie des problèmes qui accablent la jeune fille. Pour les plus âgées soit celles de la génération d’avant 90, le comportement des filles actuellement font  pleurer.

 «  Le respect n‘existe plus, ce qui n’est pas bien. Nous devons bien réfléchir. LE respect et même la crainte de l’éternel sont plus importants. Pour nous les anciennes, nous remarquons un grand changement. Les filles de notre temps  nous font pleurer. Avant, nous on avait   peur des hommes, on se rend compte que les  filles n’ont plus de peur d’aujourd’hui et la virginité n’est plus une valeur. Aujourd’hui, la fille peut arriver tardivement à la maison et elle a toujours un motif de son retard. Avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux WhatSapp et face book, les filles ont trouvé ds occupations; c’est dommage. Vous trouvez une fille capable répondre à ses parents n’importe comment et est capable d’abandonner à ses parents les travaux ménagers » se plaint Mama Evé, la soixantaine, une femme leader de Ciranga dans le groupement de Bugorhe.

Les filles présentes dans cette conférence disent ne pas être convaincues par les propos de leurs ainées qui les chargent d’avoir changé négativement. Pour elles, la responsabilité est partagée. Les parents ont aussi échoué dans leurs missions d’éducatrices numéro un.

« Certainement  nous  avons  échoués mais avec nos parents. Les parents devraient  être solidaires dans l’éducation des enfants.  Si tu rencontres un enfant du voisin en train  de faire des bâtisses, châtie-le au lieu de le vilipender dans le village et en faire objet de moquerie. L’enfant appartient à la communauté et pas seulement à sa famille restreinte. Nous voulons qu’un échange  permanent existe entre  les parents et  nous leurs enfants.  Par manque ce de dialogue, il y a des choses que nous apprenons dans la rue qui nous désorientent. De même, nos parents aussi sont emportés par des agissements indignes contraires aux anciennes pratiques. Les enfants voient et s’ils n’ont plus de modèle, que voulez-vous qu’ils fassent?», s’interroge  Odette Balekezi, une jeune fille d’environs 25 ans, venue de Katana centre.

Pour sa part, l’un des conseillers au sein de la coordination de l’USF Déo Hamuli appelle les et les autres à l’apaisement et à ne pas se chamailler. Il précise que si l’U.S.F est venue c’est pour effectivement constater le mal qu’il y a au sein de la communauté et trouver ensemble des solutions pour un changement de comportements.

Après les échanges et débats, des actes d’engagement ont été signés et un comité de suivi des recommandations crée.

“Nous nous engageons à reprendre notre rôle de premières éducatrices au sein de la communauté et de prendre en considérations les observations de nos enfants ici présents car nous en sommes conscients. Nous devons avoir un comportement responsable et modèle afin de donner de bons exemples à nos enfants. Dans nos réunions, nous irons restituer tout ceci…”, écrivent dans un premier temps les femmes de la génération d’avant 1990.

De leur côté, les filles et jeunes garçons ayant participé aux échanges pensent qu’il y a lieu d’améliorer les choses si tout le monde s’implique.

“Nous nous engageons à mettre en pratique les enseignements reçus ici, de respecter les conseils de nos parents, contrôler notre démarche, nous habiller décemment et reconsidérer les valeurs morales qui honorent notre communauté”, signent-elles.

A l’issue de la rencontre, le coordonnateur de l’U.S.F Etienne Mulindwa rassure qu’avec le comité de suivi qui a été mis en place, une évaluation sera faite au bout d’une année. Dans ce sens, il sera question de faire un état des lieux des avancées par rapport à ces engagements.

Gaspard Biz

 

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