Sud-Kivu, une province à genou lorsque la criminalité s’accentue

L’insécurité grandissante fait parler d’elle-même sur toute l’étendue de la province du Sud Kivu. Il ne se passe plus une nuit sans qu’une vie ne soit distillée à quelqu’un dans la ville de Bukavu et dans tous les territoires. La population vit avec leur peur au ventre.  L’on peut facilement dormir sans espoir de se réveiller, on se promène sans certitude d’arriver à destination et cela dans plusieurs coins. La population Bukavienne dans une incertitude totale est devenu un évanescent  dans son propre pays.

Plusieurs cas des morts dénombrés dans la seule ville de Bukavu, de cas d’attaques d’hommes en arme sont enregistrés partout dans  la province sous l’œil impuissant des autorités compétentes. Les  bilans se discute crées une contradiction entre l’inspection provinciale de la police et les acteurs de la société civile. Alors que  la police a dit reconnaître de 5 cas d’assassinats dans la ville ce mois d’Octobre, la société civile quant à elle posséderait un bilan de 13 morts uniquement dans la ville.

Où seraient partis les élus du peuple ? A cette question, l’exécutif provincial semble inexistant en province,  le maire de la ville garde un silence coupable. Eu égard à cela, des troublantes questions restent sans réponse ; les services ayant la sécurité dans ses attributions sont engourdis?  N’est ce pas que les députés ont la tâche de plaider la cause de la population et de passer à des interpellations ?

Contacté à ce point certains faiseurs d’opinion disent reconnaître les efforts fournis par les législateurs provinciaux mais pensent qu’ils seraient insuffisants et qu’il fallait tout mettre en œuvre pour éradiquer ce désastre.

“Qui sont ces personnes qui nous sécurisent dans la ville de Bukavu dans une province ou il y a de services spécialisés. Il y a de morts par ici par là,  plus de 14 personnes tuées dans l’intervalle de deux semaines. Où seraient partis tous ces services nécessaires ? Nous pensons que cette responsabilité ne revient pas uniquement aux députés mais aussi le rôle de la sécurisation de la province revient également au maire de la ville bien  dans son entité évidement en collaboration avec le commandant ville qui serait sous son autorité, au ministre de l’intérieur, ainsi qu’à l’inspecteur provincial de la police. Une chose à déplorer et qui devrait être faite par les élus, serait d’interpeller les personnalités  ayant la sécurisation de la province dans leur main chacun à ce qui le concerne. Cela permettrait à ramener tous ces mondes au travail””, déclare Remy Kasindi président du collectif des mouvements citoyens AMKACongo.

Cet acteur de la société civile pense que c’est par manque de création d’emploi que plusieurs jeunes se livrent à des actes de déprédations, source de l’insécurité dans la province. Ce dernier recommanderait au gouvernement de développer une politique de création d’emploi pour diminuer le gangstérisme dans le pays.

Pour sa part, le ministre provincial de l’intérieur, sécurité et affaire coutumière monsieur Lwabanji Lwasi Ngabo rassure que la sécurité demeure une préoccupation pour l’actuel gouvernement provinciale. Lwabindji Lwasi Ngabo ajoute, bien qu’il y a des efforts conjugués, palpables et qui continus, il ne peut pas interdire aux gens de  parler.

‘’Vous ne pouvez pas interdire aux gens de dire ceux qu’ils veulent. Maintenant moi à mon niveau ce que je peux vous dire ce que, quand j’ai accepté d’être ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, je savais à quoi je m’engageais. Je savais que s’était un  défis, je savais qu’il y avait beaucoup à faire mais  j’estimais que j’avais des capacités pour y faire face; néanmoins je tiens à vous dire d’emblée que les situations des sécurités ou d’insécurités sont des situations qui rentrent dans le cadre d’un processus. Il ne s’agit pas de déclarer que ça s’arrête aujourd’hui et ça s’arrête. Il y a tout un temps de mise en œuvre des stratégies et finalement on peut espérer aboutir aux résultats’’.

tout de même le ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, sollicite l’implication de tous pour juguler ce fléau, car dit -il la sécurité est une affaire de tous.

Ntabola Babwine

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