SUD-KIVU : Ses routes font la honte

L’état de routes dans la province du sud Kivu laisse à désirer et donne de la nausée. Les infrastructures routières dans presque tous les tronçons de la province en ville tout comme vers l’intérieure de la province restent impraticable pendant cette saison pluvieuse. Elles sont devenues des mouroirs pour les habitants de la province du sud Kivu et plus particulièrement ceux de la ville de Bukavu.

Le cas le plus ressent est celui d’un accident de circulation qui s’est produit le 27 octobre sur la nationale 5  qui aurait coûté la vie à certains militaires et d’autres grièvement blessés. C’était après une pluie qui s’est abattue sur cette route à l’endroit appelé Chiriri ou un engin de marque benne s’est renversé dans la cours d’une école faisant état de morts et des blessés.

Plusieurs cas d’accidents seraient enregistrés sur la route de Shabunda, la cause serait les mauvaises conditions de routes sans aucun entretien et pourtant ces véhicules payent la taxe allouée au fond national d’entretien routier (FONER). Dans un témoignage donné chez nos confrères de la radio Okapi par le commandant de la police de circulation routière, Monsieur Pascal Banza qui aurait répertorié plus de 8 cas d’accidents dans 3 jours.

Un problème qui dérange, qui reste sans réponse et pourtant le gouverneur de la province Théo Ngwabidje Kasi dans son programme de 100 jours avait annoncé le début des travaux de grande envergure mais jusque-là, la population ne vit pas ces promesses chimériques.

Pour votre information, l’entretien de la Nationale 5 commençant par Le lycée Wima jusque à Twangiza dans le territoire de Walungu serait sous la maintenance de la société de l’exploitation minière BANRO. Cette dernière est impraticable lorsqu’il ya une forte pluie. Un grand embouteillage qui ne dit pas son nom s’y observe. Les chauffeurs des engins lourds et ceux de taxis bus se disputent le passage sur ce tronçon. C’est à partir du petit marché des planches Busoka ou commence le calvaire pour les passagers et les conducteurs. C’est un voyage que l’on débute sans assurance de parvenir au bout. Cette route demande d’être macadamisée pour limiter les risques.  Sur place la population menace de manifester leur ral-bol au cas où rien n’est fait.

« Si rien n’est fait nous allons assister à des morts d’hommes en grand échelle. Ces véhicules par mauvais état de  la route finiront leur course sur des maisons des habitants. Nous interpellons le gouverneur de faire quelque chose, soit de plaider à Kinshasa pour que Banro qui exploite nos minerais mette du goudron sur cette route jusque à Walungu. Dans le cas contraire nous lui demanderons de s’impliquer personnellement pour matérialiser sa promesse faite. Il doit savoir qu’il n’est pas le gouverneur de la ville mais de toute la province. Voilà comment vous êtes coincé dans la boue avec votre véhicule et s’il continue à pleuvoir personne ne sortira d’ici », témoignent les habitants rencontrés sur place.

Il y a du travail à faire, la province a besoin des dirigeants qui sont animés par le souci de leur servir et ont un esprit patriotique. Dans la ville de Bukavu, les travaux de réhabilitation qui s’effectuaient sur la route Nguba menant  vers la frontière Ruzizi I ont accouché d’une sourie blanche.

Les habitants de Nguba ses demandent au service de qui seraient ces autorités qui ne se soucient même cas des cas urgents.  L’un de ces habitants de Nguba étonnés et décis, Bienfait Lugaba  demande aux autorités urbaines d’être au service de la population.

« Nous sommes étonnés  et nous croyons même que nous sommes dirigés par des mercenaires qui n’ont pas du souci de la construction de notre province. Ce ne pas juste que dans moins de 2 mois la route qu’on  nous promettait soit dans un état plus critique qu’avant. Je pense que ces dirigeants devraient se corriger  et développer un sens de patriotisme si non la population est fatiguée par les propos démagogiques ».

L’Autorité provinciale a fait semblant de réhabiliter cette route, une réhabilitation purement et simplement mensongère. A moins de deux moins d’entretien tout est revenu à la case de départ.

Patrick Babwine

 

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