SUD-KIVU : Le SAEMAP, un service inutile selon les exploitants miniers artisanaux

ads

Service d’Assistance et d’Encadrement de l’exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle SAEMAP, est accusé de rançonner les creuseur. Chaque creuseur est obligé de  payer un montant de 0,3 dollars comme taxe  sur le service rendu.  Certains créseurs rencontrés, demandent au SAEMAP de s’occuper de sa mission qui est d’encadrer les creuseurs.

 Un membre de  la coopérative minière de Kalimbi du  territoire de Kalehe a  brisé le silence. Il s’indigne de voir que le SAEMAP se donne le droit de récolter de l’argent dans des puits alors qu’il n’assiste en rien les creuseurs.

« Pour le moment SAEMAP est devenu un service taxateur. Il nous fait payer 0,3dollars par kilos pour une taxe nommée, taxe rémunératoire du service tendu et que sur terrain il y a aucun service qu’il nous rende. Nous sommes léser par cette taxe de SAEMAP qui ne fait rien du reste de ses attributions comme l’encadrement et l’assistance. C’est bien lui qui devrait  nous orienter comment nous pouvons creuser les puis pour prévenir les risque et les dangers, mais il ne  fait absolument rien. Ici à Kalimbi, lorsqu’il faut inspecter un puit il nous oblige de payer une somme de 50dollars américain alors que ça devrait se faire gratuitement. Voilà que nous sommes lésés. SAEMAP devrait capacité les creuseurs et former les coopérant à savoir gérer une coopérative et orienter les puits pour prévenir les risques mais rien de concret » bougonne Seremi Kibashimba

La directrice provinciale du SAEMAP Colette Mikila, reconnaît les faiblesses citées par les exploitants et promet un changement à  tete de cette structure Etatique.

« C’est normal, ces gens ont raison de dire que SAEMAP ne fait rien. Il y a à peine dix ans qu’aucun geste n’a été posé sur terrain par SAEMAP. Il faut être honnête. C’est maintenant que nous constatons beaucoup des choses dans l’itinérance que nous sommes en train de faire. Dans notre planification nous avons prévus des assistances en équipements. J’insiste, cela ne concerne que les exploitants artisanaux qui sont en ordre avec l’administration de mine et qui sont dans des coopératives. Les critiques c’est bon. Parce qu’avec ça nous saurons comment travailler. C’est pourquoi je n’ai pas peur des  critiques»,  précise  Colette.

Les exploitants artisanaux membres des coopératives minières invitent la conscience de la haute hiérarchie de  changer le système de travail ou carrément  réorienter ce service.  S’il ne sera pas possible de recadrer le SAEMAP, ils demandent  qu’il y ait un autre service qui fera mieux.

Amisi Musada

 

ads

Leave a Comment

Your email address will not be published.

ads

You may like

ads
In the news
Load More
ads