Sud-Kivu : la NDSCI sous noyau de Nkafu demande le départ de AZANGA

La nouvelle dynamique de la société civile du quartier Nkafu dans la commune de Kadutu et certains sinistrés ont organisé un sit-in l’avant-midi de ce jeudi 28 novembre 2019 sur la route qui mène vers Ciriri non loin du centre neuropsychiatrique SOSAM.

Les manifestants exigent la démission de Christine Azanga, chef de quartier Nkafu qui est reprochée de plusieurs griefs notamment : le détournement de dons de sinistrés, l’implication dans des constructions anarchique, le mépris ainsi que la négligence envers ses administrés. Sur leurs affiches on pouvait lire Azanga must go, tunachoka na uongozi wa Azanga, à qui profite les dons des sinistrés ?

Josué Murhula, président de cette structure citoyenne sous noyau Nkafu renseignent que Azanga prouve son incompétence  dans la gestion du quartier et demande un nouveau dirigent.

« Nous sommes venu ici pour réclamer un nouveau chef de quartier. Parce que nous accusons Azanga de plusieurs faits, notamment : la megestion, les détournements des dons de sinistrés, l’implication dans des constructions anarchiques,… Nous accompagnons la population dans cette lutte durant trois ans de son mandat, rien comme développement. Nous demandons le départ de Azanga » s’indigne Josué Murhula

Notre source ajoute que, ce Sit-in est le fruit de l’inertie de la part des autorités alertées à ce sujet par les structures citoyennes ainsi que les mouvements citoyens. N’ayant pas obtenu gain de cause à leurs plaintes, ils sont alors venus revendiquer.

De son côté, Christine Azanga chef du quartier Nkafu, pense que ce dossier serait politisé par les assoiffés du pouvoir à mal positionnement. Elle ajoute que c’est une forme de discrimination, la haine tribale et la jalousie car le quartier est dirigé par une femme.

«Ce combat n’a pas commencé aujourd’hui et les autorités provinciales sont au courant. Ils ont portés plainte au parquet et nous attendons les résultats. Ils m’accusent d’être impliquée dans les constructions anarchiques, je n’ai jamais vendu de parcelle, ni autoriser une construction anarchique. Je ne peux jamais mépriser la population. Dire que nous ne pouvons pas être gouvernés par une femme, c’est une discrimination car nous avons été tous au même banc de l’école »  déclare  Azanga

Bernardin Murhabazi

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