SUD-KIVU : La BCC, incapable de mettre de l’ordre dans le secteur de change de monnaie

Le bureau de change « Agir Ensemble», BCEA Sarl situé  dans la ville de Bukavu,  province du Sud-Kivu menace de faire rentrer ses membres sur la rue pour y exercer leurs activités de change de monnaie dès Janvier 2020.   Cette décision vient d’être prise suite à l’incapacité de la Banque Centrale du Congo à mettre de l’ordre dans ce secteur. Ces professionnels de la monnaie travaillant dans le formel, l’ont fait savoir lors d’un point de presse tenu ce Jeudi, 21 Novembre à l’hôtel Mont Kahuzi.

Dans une lettre adressée au gouverneur de la Banque centrale du Congo à Kinshasa, le BCEA Sarl  constate l’incapacité du gouverneur de cette Banque  à mettre de l’ordre dans ce secteur de change de monnaie. Pour ce bureau de change, le désordre continue à s’observer dans le secteur de change en province, au grand mécontentement des personnes habilitées à faire ce travail.

« Votre  silence en tant qu’autorité  est coupable. Ceci par le fait que votre  propre mesure est régulièrement violée. Cette façon de faire  décourage et surtout préjudicie, les bons citoyens, notamment certains changeurs manuels de monnaie qui s’étaient déjà constitués  en bureaux de change et d’autres cambistes affiliés. Ces derniers payent des taxes et impôts chaque mois à l’Etat Congolais. Ils payent aussi d’autres charges liées au loyer, au  personnel, etc. Ceux ayant choisi l’informel  sont tranquilles  sur la rue sans rien payer en terme d’impôt et taxe », se plaint  Antoine Mutabesha, directeur gérant du  BCEA.

Et d’ajouter : « Faudrait-il que nous puissions tous revenir sur la rue et y exercer nos services de change? Faudrait-il rappeler que même la sécurité est plus garantie aux cambistes dans de forex que sur la rue? Faudrait-il attendre que la mise en œuvre de cette instruction soient prise et opposable à tous? ».

Face à l’inaction de l’autorité monétaire, le BCEA dit être obligé de demander à ses membres de rentrer dans la rue malgré les risques de sécurité qui pèse sur les cambistes. Il regrette aussi de voir que  l’Etat lui-même met du désordre dans le secteur de change, car il entretient l’informel au détriment du formel.

Pour rappel l’instruction N°007 du 06 Septembre 2017 le gouverneur de la BCC avait appelé les cambistes à se constituer en bureaux de change au Sud-Kivu et en RDC. Actuellement cette instruction soufre d’applicabilité.

Bernardin Matabaro

 

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