Sud-Kivu : Enfants devenus des robots dans des chantiers malgré eux

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Pendant cette période des vacances, les enfants sont considérés comme des robots à moindre coût dans des chantiers de construction. Ils sont exploités indûment par les responsables des chantiers en les séduisant par une somme insignifiante. L’étape de coulage de dalle  pour les maisons en étage est le plus intéressant pour faire recours aux enfants.

Le reporter du journal DEBOUTRDC a essayé maintes fois d’interroger ces enfants dans leurs chantiers où ils travaillent en marge de la législation congolaise qui interdit d’employer les mineurs. Malheureusement les responsables des  chantiers  les en empêchent et ils ne peuvent  rien dire concernant leurs activités. Pendant que ces enfants travaillent durement, les responsables veillent à ce que personne ne les interroge. Sur les lieux, on peut voir des enfants avec des bidons qui ont servi d’emballage d’huile raffinée  de vingt litres pleins de béton sur la tête transportés par des enfants de de moins de 15ans. En portant ce fardeau lourd, ils se déplacent difficilement, les pieds tremblant sous l’effet du poids et que seule la respiration montre qu’ils ne sont plus capables malgré qu’ils continuent dans l’espoir d’obtenir quelque chose à raison du nombre de fois que la course a été effectuée..

La chef de Division du Genre, Famille et Enfants au Sud-Kivu affirme que certains parents envoient les enfants dans ces chantiers pensant pouvoir prendre part aux frais de scolarisation. Mamy Masimane condamne ce unième crime fait aux enfants dans la province du Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier .

« C’est une situation que nous condamnons à vive voix. Nous le savons bien et nous sommes en train de voir comment les enfants sont utilisés pendant ces vacances partout dans des marchés, dans des chantiers de construction mais on a toujours parlé et c’est comme ça que nous somme entrain de lancer le cri d’alarme. A notre niveau, c’est une situation que nous n’apprécions pas c’est pourquoi nous sommes en train de faire des plaidoyers avec l’assurance du nouveau chef de l’Etat qui a promis la gratuité de l’enseignement primaire. Avec la réalisation de cette promesse nous aurons un soubassement à pouvoir mettre l’accent sur la non utilisation des enfants. C’est vraiment à condamner malgré que ce soit une situation qui dégénère partout dans le pays. Nous ne baisserons pas les bras. Nous allons continuer à faire des plaidoyers parce que c’est un travail qui continue at auquel nous espérons avoir des bons résultats dans les jours avenir.»   

Bien que certains parents allèguent la pauvreté et l’expliquent par le fait qu’ils doivent travailler pour contribuer à leurs frais de scolarisation, Mamy Masimane  demande aux parents de voir dans quelle mesure ils peuvent accompagner les enfants autrement que dans ces travaux lourds et à des lieux inappropriés pour les enfants.

Amisi Musada

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