SUD-KIVU : Déforestation  du PNKB, les étudiants de Katana alertent

Sensibiliser les habitants qui vivent aux alentours du Parc National de Kahuzi-Biega ainsi que les peuples autochtones du groupement d’Irhambi-Katana sur le danger qui découlerait des actes de déforestation de ce site du patrimoine mondial de l’humanité.

C’est l’objectif d’une conférence débat organisée, dimanche 12 Mai 2019 dans la salle New Riviera à Katana-Centre, par l’Union des Etudiants de Katana UEKa en sigle en collaboration avec l’organisation Union pour la Solidarité Fraternelle U.S.F.

Au cours des échanges, les participants et différents intervenants sont revenus sur la situation actuelle du Parc National de Kahuzi-Biega depuis que les peuples autochtones pygmées ont décidé d’y rentrer soit en octobre 2018.

Il en ressort, selon les résultats des enquêtes menées par l’Union pour la Solidarité Fraternelle, qu’au moins 10ha ont été déboisés par les peuples autochtones et les bantous à la recherche du charbon de bois et des planches.

Les parties les plus concernées sont situées dans les groupements de Miti, Bugorhe et Ihrhambi-Katana dans le territoire de Kabare ainsi que Kalonge dans le territoire de Kalehe.

Selon le coordonnateur de l’U.S.F Steeve-Etienne Mulindwa, cette situation place le PNKB et les populations riveraines dans une situation de vulnérabilité.

Les peuples autochtones pygmées ont profité de l’occasion pour justifier leur retour dans le Parc par le fait que l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature n’a pas respecté ses engagements sur leur prise en charge.

En clair, ces derniers disposent d’un éventail de revendications. Selon leur responsable à Irhambi-Katana, il faut soit que l’ICCN leur donne des tenues et des armes pour qu’ils s’occupent seuls de la protection du Parc, soit qu’on donne à chacun des ménages 100 000 dollars ou alors qu’on leur trouve un autre endroit où ils pourront s’installer.

D’autres participants ont évoqué le fait des bantous ont profité de ce retour des peuples autochtones dans le Parc pour y installer aussi des machines tronçonneuses pour exploiter les arbres mais aussi les matières premières et parfois avec la complicité des groupes armés.

Tout compte fait, l’Union pour la Solidarité Fraternelle en collaboration avec l’Union des Etudiants de Katana a démontré que des agissements des uns et des autres contre le PNKB ne profitaient à personne et surtout pas aux autochtones pygmées.

C’est dans ce sens que des recommandations ont été formulées afin que l’Etat Congolais, l’ICCN, les partenaires nationaux et internationaux, les autochtones pygmées et les communautés riveraines puissent résolument s’engager pour dénouer la crise et protéger l’écosystème du Parc National de Kahuzi-Biega.

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