Riposte contre ebola, AMKA Congo propose 8 stratégies

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Face à l’incertitude qui règne dans la gestion de la riposte contre la maladie à virus Ebola, des voix se lèvent pour mettre en garde les autorités qui ont mandat de protéger les populations contre cette épidémie. Pour certains mouvements citoyens, la riposte doit être gérée en mode 24h Chrono car le danger est imminent.

Pour Remy Kasindi, militant du collectif Amka Congo, une structure fédératrice des mouvements citoyens,  ensemble avec d’autres militants  s’inquiètent contre la propagation et réfléchissent  sur un mécanisme solide de renforcement de la prévention et de lutte contre la chaîne de contamination et propagation de cette maladie.

Cette question doit être gérée en mode 24h chrono

« C’est de notre vie qu’il s’agit pour le moment devant une  question de sécurité nationale et n’avons plus le temps à perdre. Goma et Bukavu étant  deux villes jumelles,  devons en parler directement et en toute sincérité à nos autorités, leurs dire que nous ne sommes pas d’accord avec les dysfonctionnements observés au sein de l’appareil sanitaire et qu’eux même s’y mettent en toute urgence. Nous allons dire et l’annoncer que les mouvements citoyens vont suivre de prêt la gestion des fonds affectés et mis à la disposition de la riposte. Cette question doit être gérée en mode 24 chrono. Nous ne sommes pas au moment de partage du butin comme nous l’avons observé avec le Dr Orly Ilunga ancien ministre de la santé qui doit être poursuivit pour non assistance en personnes en danger, enrichissement personnel avec l’intention de nuire », prévient Rémy Kasindi.

Pour lui il s’agit d’une question de “sécurité nationale” et d’urgence internationale, les autorités doivent s’y mettre et être devant leurs responsabilités. Il estime qu’il est temps qu’on  opte pour une stratégie préventive que curative. Pour ce faire, il faut  renforcer les équipes existantes, former les nouvelles unités et renforcer les mesures d’hygiènes à chaque entrée de nos villes.

8 stratégies pour finir avec EBOLA

Pour prévenir cette maladie qui a endeuillée la population de la RDC depuis déjà plus d’une année, le collectif AMKA Congo, propose 9 stratégies à ceux qui veulent l’entendre :

  • 1. Identifier les institutions ayant la santé publique dans leurs filières, former et déployer quelques volontaires dans la prévention et les équiper en toute urgence,
  • 2. Mener des contacts avec ces institutions académiques pour qu’elles rendent disponible quelques anciens lauréats de leurs institutions qui peuvent aider et les impliquer,
  • 3. Renforcer la coopération avec les partenaires techniques et financiers, les impliquer et suivre de prêt leurs actions.
  • 4. Impliquer les médias en ligne et traditionnels, les organisations de la société civile, mouvements citoyens, les cadres de base et d’autres parties prenantes.
  • 5. Développer une stratégie de communication autour de cette question.
  • 6. Impliquer l’église et d’autres structures sociales.
  • 7. Développer une stratégie pour que les zones hautement peuplées comme les zones minières ne soient affectées et ne servent de source de contamination, immigration et l’émigration dans ces zones nous disent plus.
  • 8. Impliquer les militaires dans le renforcement des mesures sanitaires et préventives.

    Une implication des autorités, est une nécessité

Face à la situation devenue incertaine, Amka Congo estime qu’il faut rencontrer l’autorité provinciale du Sud Kivu pour une mobilisation sociale sur ce problème de santé publique et pour une sensibilisation de proximité, lui faire part de ses inquiétudes, et lui proposer des solutions idoines.

« Nous estimons que dans le cadre du renforcement des mesures d’hygiènes, il faut que certains endroits de la ville de Bukavu et de nos territoires soient équipés en outils de lavage des mains et des thermomètres. Tout les milieux publics dont la place de l’indépendance, marchés, feu rouges, place de la paix, rond point ISP, Coopéra, Nyawera, marché nguba, cap, lycée wima, carrefour. Doivent posséder ces outils et que les services des urgences soient revus où renforcer et que la prise en charge soit totalement assurée pour les victimes d’ebola », conclut Kansindi.

Thérèse Ahana

 

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