RDC L’IITA, menaces ou opportunités pour l’INERA Mulungu ?

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L’inauguration du laboratoire de culture de tissu à l’Est de la République Démocratique du Congo sème une joie et crainte dans la province du Sud-Kivu. La question qui se pose est de savoir, qui en profite ? L’Institut International de l’Agriculture Tropicale IITA a reçu cette chance d’inaugurer un laboratoire moderne ce Mardi 18 Octobre par le président de la RDC Felix Antoine Tshisekedi. Pour certains, ce centre de recherche qui porte le nom de l’ancien président Nigérian Olusegun Obasanjo risque d’être un contre poids de l’institut National de recherche en Afrique INERA Mulungu, déjà agonisant. 

Comme le témoigne certaines indiscrétions, ce centre de recherche privé attire toute la curiosité et engloutirait même tous les financements que devrait bénéficier l’INERA. Pendant que cette institution internationale des recherches, prêtant avoir atteint son pari, après ce reportage nous avons découvert que l’inverse est vrai dans le chef des paysans.

L’IITA ne répond pas aux besoins des petits agriculteurs

Trop de formation dans divers ateliers pour justifier la dilapidation de financement qu’ils reçoivent, l’impact n’est pas visible dans la société pour laquelle ces sommes sont destinées. Il serait envisageable de former les pauvres cultivateurs pour encourager et relancer l’esprit d’entreprenariat agricole.

C’est bien clair que les bénéficiaires des activités réalisées par ce centre pensent que le produit que ce dernier leur offre n’est pas approprié, (peut-on lire dans une déclaration des habitants de Kabare.

« Les maniocs qu’ils nous offrent dans une année et qui seraient les fruits de leur recherche n’est pas approprié. Si vous les regardez à l’intérieur il y a un creux et puis le gout n’est pas le même que ce que nous produisions qui étaient ravagés par la mosaïque » déclare notre source anonyme.

IITA envoie l’INERA au garage

Voulant en savoir plus, la rédaction du journal deboutrdc.info a abordé le Dr Bernard Vanlauwe, directeur à l’IITA en Afrique Central, qui affirme à son tour que l’INERA n’est pas leur adversaire.

 « Nous travaillons ensemble, nous effectuons des recherches dans des relations purement nettes. INERA n’est pas notre adversaire plutôt un partenaire de taille car nous travaillons avec le gouvernement Congolais qui réalise ses activités par l’entremise de l’INERA. En 1990 nous sommes intervenus dans l’éradication de maladie des mouches blanches qui attaquaient les maniocs, au travers nos matériaux nous avons mis hors l’état de nuire ces bestioles » affirme le directeur Bernard.

IITA importe la main d’œuvre

L’agriculture un moyen facile pour absorber le chômage, le centre pouvait en être une machine capable d’encadrer toutes les potentialités congolaises. A l’intérieur on peut visiblement voir un grand nombre d’agent expatriés qui proviennent de pays anglophones comme qui dirait un cadre pour récupérer tous les agents de pays de l’ouest et d’ailleurs bien désœuvrés. Le Congo est considéré comme un cobaye d’expérimentation pour d’autres chercheurs et au finish le centre est Baptisé Président OLUSEGUN Obasanjo. Quelle insulte que nous avalisons ? se plaint un internaute.

On croirait que le Congo n’a pas d’ingénieurs à la matière moins encore les martyrs. La logique inscrite dans la vision du chef de l’Etat est la création de l’emploi qui premièrement profitera aux Congolais et non à l’importation d’une main d’œuvre extérieure.

Projet agro bisness dans les écoles primaires et bientôt maternelles quel impact ? pourquoi ne pas former les ingénieurs qui ont des prérequis dans le domaine agricole que de perdre tous ces moyens conséquents dans la formation des enfants qui ne comprennent pas les enjeux ? c’est un arbre qui cache la forêt dit-on. Si les universitaires ne comprennent pas le mobile il fallait procéder par les séances de sensibilisations.

De Bukavu à Kalambo, il n’y a pas de routes, il fallait passer par le Lac

Rappelons que le chefs d’Etats et toutes les délégations conviées à cette cérémonie y sont partis par voix lacustre. Une autre défaite consommée, les routes sont en états de délabrement trop avancé et font la honte. En quoi toutes ces proliférations d’organisations sont-elles utiles pour le développement ? allusion faites à toutes ses organisations qui exploitent le sol, le sous-sol congolais mais qui ne laissent jamais d’indice. Réfléchissons pour deux fois car l’heure de la musique a pris fin.

Pour rappel, le  centre de Mulungu a été sérieusement endommagéé lors de la guerre de liberation de 1997 Depuis l’occupation de l’Est du pays, par les armées du Rwanda, Uganda et Burundi, Le centre de Mulungu vit dans une situation d’isolement vis-à-vis de la Direction Génerale. Le Centre de Mulungu – Tshibinda fut créée peu après la guerre 1914-1918 par le directeur Général Claessens.La gestion de la station ainsi créee fut confiée successivement à la colonie(1926-27).La régie des plantations de la colonie(1927-28), la société Agricole Auxiliaire du kivu (SAAC) filiale du Comité National de kivu(1928-1934) Sa cession à l’institut National pour l’Etude Agronomique au congo remonte au 1er Aout 1934

Patrick Babwine

 

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