RDC : Ces mouvements citoyens, pour qui luttent-ils ?

Depuis quelques mois après les élections du 30 décembre 2018, on observe en RDC des manifestations des jeunes des mouvements citoyens. On les voit dire non aux surfacturations des services des maisons de Télécommunications, on le voit  exiger la sécurité, l’eau et l’électrique. Ils sont aussi  à l’avant garde pour  exiger la réhabilitation des routes pour la bonne circulation des personnes et de leurs biens.

Ce qui étonne  est que souvent ils sont  moins de 10 manifestants dans des villes qui comptent des millions. Les résultats de ces luttes seront-ils juste pour ces jeunes  ou vont profiter à toute la communauté?. Il est  temps que les populations soutiennent  les initiatives qui  impulsent le changement. A défaut de quoi inutile de se battre pour  les lâches, comme le disait Mohamed Rachid Rida, Réformateur Arabe Syrien : “Se révolter pour le compte d’un peuple ignorant, revient à s’immoler par le feu pour éclairer le chemin à un aveugle ».

L’air du changement est entrain de souffler sur le Congo. Cet air a encore un grand chemin à faire. Certains jeunes et vieux on comprit l’importance de la lutte. C’est grâce à la lutte que la constitution de la RDC n’a pas été changée, c’est grâce à elle que finalement Kabila a accepté d’organiser les élections. Oui c’est grâce à la lutte que le peuple congolais va vivre le  changement tant souhaité.

Malgré les succès de ces actions, la culture de revendication ne pas encore encrée dans le chef des congolais. Pouvons nous  dire que l’histoire se répète en analysant deux histoires de lutte initiées par  Ché Guevara en Bolivie  et  Mohamed Karim  en Egypte, pour l’intérêt de leurs citoyens mais ces derniers les ont tournés le dos ?

Lorsque les militaires boliviens parvinrent à débusquer Ché Guevara de sa cachette grâce au renseignement d’un berger, ils demandèrent à ce dernier:” Pour quoi avoir dénoncé un homme qui se sacrifiait pourtant pour votre liberté et votre bien-être ?”
Le berger:” je l’ai dénoncé parce que le crépitement des armes font peur à mes animaux en pâture” repondit-il !
Lorsque Mohamed Karim, en l’occurrence l’égyptien qui entreprit de résister contre l’assaut d’Alexandrie lancé par Napoléon, fut arrêté par l’armée et condamné à la peine capitale, Napoléon lui fit appel et lui dit: “J’ai de la peine à exécuter un homme qui a défendu vaillamment son pays, je ne souhaiterai pas que l’Histoire retienne de moi, l’image d’une personne qui étouffe l’élan des patriotes à défendre l’intégrité de leurs patries, ainsi, je te promets la liberté si tu payes dix mille pièces d’or à titre de compensation financière à mes soldats que la résistance a tué “, tout souriant, Mohamed Karim répondit : “Je n’ai pas la totalité de la somme demandée sur moi, mais je suis redevable de plus 100 mille pièces d’or aux commerçants d’Alexandrie, ils payeront à coup sûr, cette amende, afin que j’ai la vie sauve ! ”
Enchaîné, il fut conduit au marché d’Alexandrie pour le tour des comptoirs en quête de la somme dont dépendra sa liberté. Mais, à sa grande surprise, aucun commerçant ne s’appitoya sur son sort, pire, les indigènes l’accusèrent de fauteur de troubles, de destructeur de biens, et d’atteinte à la vitalité économique de la ville portuaire d’Alexandrie! ”
Napoléon, au vu de la relégation des siens à son égard, déclara: ” Je concéderai que l’on mette la sentence de peine capitale en exécution pas parce que tu as tué mes soldats, mais pour avoir lutté pour des personnes lâches, qui comptent plus sur leur commerce que sur leur intégrité ! ”

Ces deux histoires devraient interpeller les citoyens  pour qu’ils prennent conscience de leurs rôles dans l’avènement d’un Etat de droit.

 

Rédaction de Kinshasa

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