Lutte des mouvements citoyens en RDC: l’intérêt de mutualiser les efforts se fait ressentir

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Depuis le début de l’année 2019, les mouvements citoyens ont repris des actions de revendication en République Démocratique du Congo.

Toujours à l’avant-garde, on voit ces jeunes protester contre la persistance de la maladie à virus  Ebola à Beni et Butembo, contre l’insécurité à Goma, contre la qualité des services et la surfacturation par  des maisons de télécommunications au Sud-Kivu et bien d’autres.

Selon certains analystes, leur lutte est salutaire pour l’avènement d’un État de droit mais sont fragilisées par le fait que leurs actions et luttes sont menées de manière séparée et presque pas coordonnée.

En effet depuis 2016, des mouvements citoyens ont été créés à foison. Constitué en grande majorité des jeunes, on les  a vus braver la peur et affronter mains nues des policiers et militaires bien armés lors des manifestations pour exiger le départ du régime de Kabila au pouvoir.

Quelques jours seulement après l’élection d’un nouveau gouverneur au Sud-Kivu (jusque-là non encore investi, ces jeunes réclament déjà la sécurité, les emplois, la baisses de frais académiques, la suppression des barrières illégales, bref, les bonnes conditions de vie.

Certains analystes estiment que tous ces mouvements citoyens devraient unir leurs forces pour faire des actions de manière concertée et consensuelle afin d’espérer aboutir à des résultats escomptés.

Ils estiment que c’est anormal de voir dans une même ville un sit-in organisé par la LUCHA, l’autre par Filimbi, Réveil des indignés ou encore Amka Congo. Les organisateurs devraient surmonter leur égo en acceptant de  planifier ensemble et faire une mobilisation commune pour parvenir à déboulonner les systèmes contre lesquels ils luttent.

Ces analystes justifient cela par le fait que des actions communes amenuisent le risque de corruption car, estiment-ils, si un seul mouvement organise des activités qui vont dans le sens de réclamer de l’eau ou de l’électricité, ses membres sont plus exposés que si les actions étaient collégiales.

« Nous ne disons pas que pour toutes les actions, ces mouvements doivent être ensemble, non. Pour des actions globales comme la lutte contre l’insécurité, la corruption, la surfacturation des services  des maisons de communications, l’eau et l’électricité ; ces mouvements  doivent collaborer mais aussi approcher les organisations de la société civile pour une lutte d’ensemble » précise un ancien acteur de la société civile.

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