SUD-KIVU: Reprise des cours Lundi, un ultimatum de 2 semaines au gouvernement

L’enseignement étant la clé de voûte de tout développement,  la gratuité de l’éducation un élément constitutionnel, plusieurs  enseignants grévistes des écoles conventionnées de la province du sud Kivu réunies au tour de leurs représentants syndicaux  en assemblée générale c’était ce mercredi 2 octobre 2019 dans la cour de l’institut Matendo.  Au cours des échanges, ils ont décidé la reprise provisoire de chemin de l’école lundi  07 octobre. Ceci serait effectif si jamais la commission  mise sur pieds pour mener  un suivi de leurs  revendications auprès du gouvernement provincial produisait une réponse favorable.

C’était  après échange et débat houleux que ces derniers décident de suspendre provisoirement la grève en attendant que leur revendications soient prises en compte par leur partenaire au niveau provincial et national. Un ultimatum de 2 semaines est donné au gouvernement Congolais faute de quoi la grève reprendra. En écoutant parler les enseignants on pourrait  conclure que rien n’est encore acquis. Suite aux interventions des uns et des autres,  il y a quoi  mettre en doute la formation qu’obtiendra les élevés cette année scolaire si le gouvernement ne s’investit pas pour trouver un remède à ce fléau.

Les enseignants disent qu’ils ne sont pas contre la fin de la prime. Interroger par votre rédaction Pascal Batumike enseignant à l’école primaire de Bulenga à Bagira déclare : « nous ne sommes pas contre la fin de la prime comme pouvaient le croire les mauvaises langues qui diabolisent l’enseignant puisque cette prime ne profitait guère à l’enseignant mais plutôt aux gestionnaires de ces écoles et elle a fait que le niveau les enseignant se sentent marginaliser et que le  niveau d’instruction  soin au rabais ».Les enseignants pense qu’ils ne sont pas vite partis en besogne, mais plutôt c’est l’Etat congolais qui n’a pas eu du temps pour bien assoir sa politique de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement par le fait qu’il n’a pas commencé par là où il pouvait commencer. Par exemple le recensement des enseignants ainsi que les écoles viables. La grande peur et de voir le gouvernement tomber dans le même problème qu’a connu ses prédécesseurs qui est de se faire rouler par ces gens qui se promènent avec leurs écoles en poche.

Répondant aux questions de journaliste Chirimwami pense qu’il es de leur devoir de réclamer leur droit : «  il est de notre devoir de réclamer nos droits sans avoir offensé qui que ce soit. La reprise de cours ce lundi serait conditionné par le respect des certains préalables entre autre : la suppression des  zones salariales qui serait à la base de l’inégalité sociale et de la marginalisation des certains enseignants au profit des autres. Comment est-ce possible que les enseignants  d’un même niveau et gérés par un même patron mais qu’il ait différence dans leur traitement ? C’est vraiment injuste et inconstitutionnel. Que les agents NP et NU soient payés et mis dans les mêmes conditions que les autres enseignants  ainsi que les agents d’appoint soient reconnu par le gouvernement Congolais car ceci pourra faciliter un bon climat de travail, que le mécanisme de décaissement des frais de fonctionnement pour chaque école bien sûr dans le respect de la taille de chacune soit déclenché et effectif, que l’enveloppe salariale allouée à l’enseignant congolais soit revue à la hausse pour lui permettre de vivre décemment et nouer les deux bout du mois. Plus jamais le professionnel de la craie doit consentir les multiples sacrifice alors que les autres mènent une vie orgiaque »  a Déclaré Jacques Chirimwami.

Certains leaders d’opinions pensent que les grévistes sont allés trop vite en besogne et que les enseignants doivent reprendre le plus vite que possible le chemin de l’école car ils ont juré resté à côté des élèves. Une grève hâtive ne résout jamais le problème car les normes administratives n’ont pas été respecté et les procédures n’ont pas été épuisées, d’où le retour sans condition serait envisageable.

Remy kasindi du collectif  Amka Congo pense que la plus grande victime ans tout ceci étant l’enfant  , il interpelle les parents de rester vigilants pour ne pas tomber dans les pièges tendus par les gestionnaires d’écoles  nostalgique qui jusque-là n’ont pas encore compris que toutes les batteries sont mises en marche pour endiguer complètement la prime. Et que l’enseignant reprenne ses fonctions et qu’il mène son combat tout en exerçant son travail. Car la politique de chaise vide ne paie pas.   Il propose que les conventions prises entre l’Etat et les associations privées doivent être revisitées et que les rôles des acteurs qui accompagnent l’éducation doivent être bien définis afin de permettre l’effectivité et la mise en application de cette gratuité.

Rappelons que ce mouvement de grève avait commencé depuis le 25 septembre de cette année et ne pourra prendre fin que le lundi 07 octobre si toutes les conditions sont bien réunies .mais tout de même personne ne connait si cette année qui s’annonce agiter pourra se clôturer en bonté. Le temps est à l’observation.

Patrick Babwine

 

 

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