Kidnapping à l’Est de la RDC, trop c’est trop! (Léon Nsiku)

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 Depuis quelques mois, le Sud-Kivu et le Nord-Kivu  font face  à un phénomène de Kidnaping avec rançon.  Face à cette situation, des voix se lèvent pour dire non à cette barbarie. Pendant qu’au pays certains élus  dont Georges Musongelwa, député provincial, élu de la ville de Bukavu, interpellent les autorités ayant la sécurité dans leurs attributions. Pour  les congolais vivant à l’extérieu du pays  «  Trop c’est trop ».

  Déboutrdc vous propose la réflexion  de Léon Nsiku un congolais vivant à Kampala. Cette réflexion est intitulée « SUR LE SENTIER DES ENLEVEMENTS POUR RANCONS AU NORD-KIVU ET AU SUD-KIVU »

Sur le plan économique
Jadis valorisé pour ses potentialités agro-pastorales, le Sud-Kivu et Nord-Kivu sont actuellement mis en avant pour ses minerais qui, pourtant, sont des ressources non renouvelables. Ils exportent principalement de la cassitérite, du coltan, du wolframite et de l’or. Ces richesses ont été à l’origine d’une économie de guerre qui a causé
directement ou indirectement la mort de plusieurs personnes et le déplacement de nombreuses familles loin de leur milieu traditionnel.
En réponse à cette situation, l’ONU a établi le Panel des experts, et par la suite le Groupe de travail des experts de l’ONU, sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République démocratique du Congo. Les rapports de ces experts ont établi le rôle crucial joué par les compagnies minières étrangères et leur complicité dans la dynamique des conflits armés socaux. Pourtant, le processus de paix demeure toujours inachevé dans
la province du Sud-Kivu avec des combats sporadiques dans et autour de certaines régions et des abus fréquents concernant les droits de l’homme perpétrés aussi bien par les FARDC (Forces armées de la RDC) que par d’autres groupes armés tels que les FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda), les miliciens MUKAWA, ADF-NALU, les Mayi-Mayi et autres bandes incontrôlées qui contribuent aux multiples
cas de rançonnements. Une diversité économique inadéquate s’avère l’une des forces motrices de la hausse des activités criminelles en RDC.
Sur le plan sécuritaire au niveau stricto sensu
Les habitants du secteur de Beni Mbau n’accèdent plus à leurs champs depuis cinq jours maintenant. En cause, l’insécurité occasionnée par les hommes armés identifiés comme des Adf Nalu la semaine dernière. Pour la société civile, si cette situation perdure, elle risque d’avoir des conséquences sur la vie des populations de cette contrée qui ne vivent que de l’agriculture. Rappelons que 12 personnes ont été kidnappées la semaine dernière, par des hommes armés dans ce secteur.
Elles restent toujours introuvables. La justice au Nord Kivu/Goma se dit débordée et avoir toujours du mal à fonctionner. A Uvira dans la province du Sud Kivu, un cas de justice populaire, un homme accusé de sorcellerie a été brûlé vif a Kilomoni par la population en colère.
Dans le territoire de Walungu, la population de Cegera et Cinda s’est déplacée a Mulamba des suites des affrontements entre les Raia
Mutomboki commandités par MAHESHE et les FARDC. Devenu une gamme des jeux, des multiples cas de tueries se sont enregistrés au cours de ces douze derniers mois liées de compte à rendre et non respect d’accords entre parties prenantes (cas de mort
des cambistes, commerçants, …) dans les villes de Bukavu et Goma. La tache énorme de reformer le secteur de la sécurité en RDC s’avère urgente au vu de la monte des incidents de sécurité létaux.

Le problème de cette taille nécessite une    technologie avancée de contrôle démocratique de télécommunication mais aussi une réforme du secteur de la justice en mouvant des bonnes lois vers un pays sans impunités. Si par exemple un policier gradé s’est permis de violenter une jeune fille activiste du mouvement LUTTE POUR LA CHANGEMENT(LUCHA) dans la ville de Goma, et qu’aucune action judiciaire n’ait été prise contre lui, c’est très sûr que demain il enlèvera un paisible Citoyen sachant que rien ne sera fait car il aurait savouré l’impunité même avant.

Le peuple Congolais mérite mieux, je pense la Société Civile doit jouer son pour conseiller le gouvernement sur une approche de nature à dissimuler les acteurs des enlèvements et tueries aux Kivus, nous ne vivons pas dans une boucherie, nous sommes un peuple Souverain.

Il Ya toujours lieu de consulter le souverain primaire sur des mesures strictes capables d’aider l’appareil d’Etat à détecter les parties prenantes dans les crimes forts en commission dans les Kivus.

Les élections s’etaient conclues et je suis de l’avis qu’il aurait déjà shift de débat entre la verite des urnes a le monitoring de la performance gouvernementale. Dans le monde des Organisations Non Gouvernementales nous parlons de Gestion Basée sur le Résultat (GBR) soutenant que seuls les efforts définis sur base des resultats mesurées peuvent été appelés efforts rationnels. Martin Fayulu de Lamuka réfléchirait déjà sur    une stratégie communicationnelle qui puisse lui permettre de contribuer aux reformes au sein des institutions d’appui à la démocratie, et cela ne peut que se faire grâce à une opposition ayant un cahier de charge précis mais non-électorale car s’il avait eu erreur en proclamant Felix Tshisekedi élu président de la République, c’est à cause du régime que toute l’opposition combattait aux accords de Saint- Silvestre. Toute tentative prouvée de dialogue provoquée par FASTCHI pour parler a Fayulu sans témoin serait qualifiée de manque à gagner pour le peuple Congolais.

Je pense il est temps que les vrais Citoyens Congolais disent Non aux morts ou/et enlèvement, notre droit à la vie ne pas une affaire à négocier.

Chers Compatriotes Congolais, et Kivuciens en particulier, nous devons dénoncer à haute voix l’insécurité sur notre terre, encore que c’est une insécurité de honte donnant le pouvoir a certaines personnes pour décider de la vie des autres, c’est honteux, l’Etat doit agir et les actes d’enlèvement devrons cesser. Cette question est au-delà des émotions partisanes, c’est plus des faits réels dont nous avons du mal à soutenir.

Sur le Plan de Social

Les Institutions d’appui au nationalisme, civisme et patriotisme se sont démontrées défaillantes au fil du temps. Il n’y a plus même des programmes radiodiffusés et télévisés enseignant les jeunes congolais l’histoire du Pays et la nécessité de se méfier de toute initiative   dangereuse a la sécurité des personnes et des biens car sans sécurité notre pays ne pas diffèrent d’un grand carton vide.

Dans les Kivus la cohésion sociale entre communautés qui était très évidente jadis avait été fracturée par   les appartenances politiques car l’image de l’Etat n’était qu’un symbole d’une bourgeoisie politique qui contrôle et pille une majorité des patriotes Congolais. Les Eglises ne jouent plus leur rôle de renforcement des liens sociaux comme s’était avant, au contraire sa fulgurante apparition manifeste sur la scène politique Congolaise a toujours été mal utilisée par les politiciens. De la Conférence Nationale Souveraineté au Comité Laïc de Coordination (CLC), nous avons résolu les problèmes structurels sans se fier au quotidien des croyants dans leur interaction avec leurs semblables. Comment pouvons-nous espérer mener une politique de renseignement de proximite si personne n’est curieux de l’identité de son voisin ou n’a le gout de parler gentiment à ses compatriotes Policiers ou Chefs Locaux pour savoir l’état de lieu de la paix dans le milieu ?

C’est très sûr que ceux qui enlèvent les gens dans les Kivus sont tous connus de certaines personnes lisant cette pièce mais n’ont pas intérêt à dénoncer car ils ont des intérêts qu’un tel environnement perdure pour créer un « No go zone ». Je demande aux élu(es)des Kivus de se constituer en un seul groupe d’intérêt pour demander qu’une solution immédiate soit identifiée et imposée pour que la paix soit une réalité dans cette région du pays.

L’Etat de reconstruire les souches socioculturelles en dépolitisant le pouvoir coutumier et en lui rendant son indépendance du pouvoir politique afin que le « vigilantism » social de jadis soit encore une réalité. Les Communautés ont un mécanisme de gestion rationnelle des communications sociales capable d’aider suffisamment la sécurisation des personnes et des biens. L’implication des groupes de socialisation est impérieuse dans le processus de sécurisation des Kivus, et de la RDC en général.

Bien que la situation soit intenable, l’Organisation Partenariat pour la Protection Integree(PPI), une Organisation de droit Congolais a mandant régional s’est démarquée par son dynamisme dans la manière d’intervenir pour la Protection des Activistes de la Paix, Démocratie et Droits Humains.  Elle produit un feuillet mensuel qui a toujours présenté les conditions de travail des Defenseurs des Droits Humains en RDC, surtout les femmes et les groupes minoritaires dans toutes leurs formes. Il y a lieu de renforcer la coordination entre toutes les initiatives de la société civile modèle pour aider à une croissance de l’identité sociale en RDC, une fois unie, l’Etat sera le vrai partenaire dans la lutte contre l’insécurité et les enlèvements sans nom.

Nous devons rester debout entant que Congolais pour réduire au néant tout plan de comploter contre notre Pays, et surtout une attitude de diabolisation de notre Kivu par les lâches.

Léon Nsiku   

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