KABARE : SIRIMUKA, une plateforme salutaire pour les jeunes entrepreneurs de Katana

ads

Désormais les jeunes entrepreneurs des  groupements d’Irhambi Katana, Bugorhe et Luhihi territoire de Kabare province du Sud-Kivu vont travailler en réseau. Ils demandent qu’un noyau du mouvement SIRIMUKA soit mis en place à Katana. Cette demande a été formulée à l’issu d’une conférence organisée  par l’organisation Union pour la Solidarité Fraternelle, USF Dimanche 31 Mars 2019 dans la salle de théâtre de l’Institut d’Enseignement Médical, IEM situé dans les enceintes de l’Hôpital de la Fomulac Katana à plus de 45 Km au nord de la ville de Bukavu.

Cette organisation de droit Congolais ayant son siège à Bukavu a demandé l’expertise de SIRIMUKA en vue d’échanger avec les jeunes  de Katana venus de Kavumu, Luhihi et Katana centre.

« On a échangé sur l’entrepreneuriat  féminin un thème qui a intéressé les jeunes. SIRIMUKA étant un mouvement socio-économique on a pensé qu’il est le mieux indiqué pour parler à la jeunesse longtemps passive », a fait savoir Etienne Mulindwa, coordonnateur de  USF.

Des histoires inspirantes

Le facilitateur du jour et responsable du mouvement SIRIMUKA au Sud-Kivu, Justin Nkumbarhi qui a exposé sur le thème entrepreneuriat féminin a d’abord, pour captiver son auditoire présenté une histoire des femmes qui se débattent pour créer des entreprises petites soient-elles. La plus importante était celle de Furaha Nsimire.

«  Furaha Nsimire est mère de trois enfants. Son mari est menuisier à la scierie de Mugeri. Son mari gagne 60 Mille francs Congolais. Ce qui est insuffisant. Furaha pour suppléer aux charges de la famille  elle part cultiver pour ses voisins qui lui donnent 1500FC par jour. De ce 1500FC, elle consomme 1000 FC et garde 500FC dans sa petite caisse. Après 5 mois elle s’est retrouvée avec 45 Mille Francs. Grace a cet argent,  elle a commencé à vendre des fretins. Ses revenus ont augmentés. Maintenant sa famille a une stabilité », a exposé Justin.

Après échanges et débat, il a été constaté que les jeunes de Katana ont des initiatives mais les autorités les bloquent. Ne sachant pas quoi faire, ils sont obligés de tout abandonnés. Cette situation décourage aussi les adultes qui veulent commencer une activité.

L’insécurité, un blocage à l’entrepreneuriat

« Nous vous remercions pour cette thématique. Vraiment ici chez nous, nous vivons déjà au taux du jour car lorsque nous voulons exercer des activités et multiplier nos recettes, on a peur que les bandits viennent nous attaquer et c’est décourageant. Vous allez aux champs pour cultiver mais le jour de la récolte, vous avez peur de passer la nuit même dans votre maison. Même nos policiers et non militaires ne nous facilitent pas la tâche», se plaint Georgine Maman Muka (la soixantaine), résidant à Ciranga dans le groupement de Bugorhe.

Nécessité d’un noyau SIRIMUKA

Dans ces difficultés liées au manque d’informations, ces jeunes on demandé de travailler en partenariat avec SIRIMUKA.

« Je voudrais beaucoup plus que SIRIMUKA nous facilite avec des formations pour le renforcement des capacités. Nous accompagner aussi dans le plaidoyer au profit des jeunes entrepreneurs. Nous voulons vraiment créer un noyau ici de SIRIMUKA pour être en contact avec d’autres jeunes entrepreneurs. Nous pensions qu’avec ce mouvement nous pouvons impacter plus de jeunes », plaide Imani BARHUNZI responsable de l’asbl Jeunes Unis pour le développement et de promotions des droits humains.

Pour rappelle SIRIMUKA est un réseau de réflexion et d’action pour le changement par et pour les jeunes. Crée en Janvier 2018 sur impulsion des quelques jeunes – membres fondateurs, le mouvement croit en la capacité de la jeunesse d’être véritablement « le catalyseur du changement.

ads

Leave a Comment

Your email address will not be published.

ads

You may like

ads
In the news
Load More
ads