FOMULAC-KATANA délabrée: les internautes s’enflamment et réclament l’intervention des autorités

L’Hôpital Général de la FOMULAC-KATANA  situé dans le groupement de Bugorhe en territoire de Kabare continue de se délabrer du jour au lendemain sous le regard impuissant des habitants de la place, de ses gestionnaires ainsi que de plusieurs notables vivant un peu partout dans le monde.

Au lendemain de la publication d’un article sur l’état actuel de cette institution qui a fait la fierté du Sud-Kivu et même de la République Démocratique du Congo, les réactions et commentaires des internautes ne cessent d’enflammer la toile.

Si les unes de ces réactions vont dans le sens d’incriminer les actuels gestionnaires de l’hôpital après le départ des belges, d’autres pensent que les responsabilités sont partagées avec les notables ressortissants du milieu qui assistent à sa disparition et d’autres encore crient à l’intervention de l’Etat.

« c’est vraiment regrettable de délaisser une grande institution comme
la FOMULAC sombrer dans un tel état. Nous savons tous que la FOMULAC a été jadis réhabilitée par
les belges mais aujourd’hui, les autorités devraient veiller à la construction de celle-ci
car les malades sont en danger. Nous risquerons de perdre le bâtiment
et les vies humaines au même moment », écrit un internaute sur le site de deboutrdc.info.

D’autres regrettent de voir que les autorités sont en train d’assister à la disparition progressive de cet hôpital mais se refusent d’intervenir. Ils qualifient de prédateurs les actuels gestionnaires de cet hôpital car même la politique sociale d’encadrement des indigents ou de prise en compte des besoins de la population locale a été mise de côté.

« je le dis et j’assume ; ceux qui dirigent l’Hôpital Général de la FOMULAC-KATANA sont des prédateurs. Il n’est pas normal qu’une institution comme celle-là, un bijou que nous devrions protéger soit dans un tel état. Les indigents étaient pris en charge dans un isolement, les habitants avaient droit au travail et à un bon traitement mais aujourd’hui plus rien n’existe. Tous les bâtiments menacent ruines et le social n’existe plus. Ils sont des mercenaires car les anciens avaient tout leur loisir sur place et la FOMULAC était comme un site touristique. Aujourd’hui, même un médecin ne peut plus engager un cuisinier de la place. Nous avons des informations que la prime d’un infirmier n peut plus aller à plus de 50 000fc or certains partenaires donnent encore quelques financements. C’est pas normal », s’exclame le coordonnateur d’une organisation, ancien partenaire à cet hôpital (l’U.S.F).

« le délabrement avancé, le délaissement de la Fomulac-Katana a été Programmé. La situation de l’hôpital de la FOMULAC ne cesse de se faire entendre
en présence des éléphants blancs totalement léviathanistes quand la
population perd du jour au jour ses infrastructures.
Nous exigeons de nos gouvernants une intervention rapide, efficace et
inconditionnelle. C’est compliqué ce dossier de fomulac car des grands responsable catholique avaient décidé délibérément de le faire choir pour en fin le liquider», commente, sur les réseaux sociaux, un ancien travailleur de la FOMULAC-KATANA.

D’autres attribuent cette situation à plusieurs facteurs mais n’écartent pas la passivité de l’Etat Congolais ainsi que celle des actuels gestionnaires.

« il y a plusieurs  facteurs qui ont contribué à cette déplorable situation. C’est notamment la scission de la zone de santé en 3 ou 4 zones, la rupture de financement par Louvain développement, le manque de financement local par le gouvernement et le départ des missionnaires blancs. Il y a aussi lieu de noter l’emplacement dans un milieu sous-développé ce qui traduit la difficulté à servir une population très appauvrie qui a du mal à survivre et payer les soins. Il y a aussi la chute des entreprises et entités sociales autour de l’hôpital dont les employés étaient consommateurs des soins de santé de l’hôpital nous pouvons citer le Petit séminaire de Mugeri, la paroisse de Mwanda, la cimenterie de Katana Cimenki, le Centre des Recherches en Sciences Naturelles de Lwiro CCRSN lwiro, l’INERA Mulungu, le Grand séminaire murhesa, ISEAV Mushweshwe ainsi que l’usine à café de Kakondo. Je pense que venir au secours de la FOMULAC doit être multidimensionnelle et si le gouvernement ne s’y implique pas, je crains que ce ne soit malheureusement trop tard. Je suis étonné de voir que nous sommes insensibles. La FOMULAC va disparaître si nous continuons dans la passivité. Nous avons une responsabilité pour sauver cet hôpital. A tous les députés Nationaux et Provinciaux élus du Sud-Kivu en général et Kabare en particulier, ceci vous concerne. La FOMULAC KATANA, quelle opprobre pour ses dirigeants !», déclare avec beaucoup de nostalgie un ancien infirmier à cet hôpital.

Plusieurs habitants rencontrés sur place par un reporter de deboutrdc.info regrettent de voir que désormais ils peuvent aller chercher des soins dans de petites structures sanitaires de la place voir un peu plus loin de la FOMULAC alors qu’auparavant c’était le contraire.

Signalons que l’Hôpital Général de Référence de la FOMULAC-KATANA est situé au bord du Lac-Kivu qui regorge plusieurs ilots qui sont dans la zone de santé de Katana. Les habitants de ces ilots ne cessent d’alerter les autorités sur le manque des moyens de transport adéquat pour transférer les malades.

Signalons que même le bâtiment qui était réservé à la clinique privée pour de grandes personnalités a été transformé en une maison de vente des boissons aujourd’hui qualifiée par nombreux comme une maison de tolérance.

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