Electricité : Bukavu dans le noir, où serait parti le 1% soutiré sur chaque facture par la snel?

La problématique de l’éclairage publique reste un casse-tête  pour la mairie de Bukavu. Un floue est entretenu au tour de la gestion d’un pourcent (1 %) retenu sur toutes les factures des abonnés au niveau de la province. Personne ne veut donner de la lumière sur la manière dont cette argent est décaissé et comment est-il affecté. La société nationale d’électricité SNEL et la Mairie de Bukavu sont en guéguerre qui ne profite à personne, seulement que chacun veut se défendre de sa manière. 

Malgré le 1% prélevé sur toutes les factures des abonnés et qui serait vers à la mairie dans le contrat d’électrification de la ville, rien n’est visible sur terrain. Le maire de la ville de Bukavu Bilubi Ulengabo Mechack révèle que la somme telle que convenue avec la SNEL n’a jamais été pérçue en totalité par la mairie et surtout que la mairie n’a aucune possibilité de connaitre le nombre exacte d’abonnés Snel. Il déplore également le paiement de grandes sociétés telles que la Bralima,  Pharmakina, kotecha qui  n’arrive jamais dans la caisse de la mairie. Le manque de ce versement d’ 1% des grandes entreprises empiète et préjudicie le bon fonctionnement de la marie dans ce projet lui confié par la province.  L’autorité urbaine présente son regret et démontre que ce sont ces grandes entreprises qui seraient les premières consommatrices de l’énergie électrique et pourtant leur part n’est pas visible.

’Nous sommes en difficulté suite à la somme que la société nationale d’électricité verse à la caisse de la mairie qui serait affectée pour l’éclairage public dans la ville de Bukavu. La somme que nous recevons est tellement insuffisante au point que nous ne sommes pas en mesure de nous en sortir. La Snel nous a déjà vers  trois fois successives une somme de 10 milles USD, par deux fois une somme de 13 Milles et cela dans l’intervalle de 6 mois voir même 8 mois. Par simple calcul,  l’accusation et l’installation d’un seul poteau coûte 1500$ à 2000$ pour dire que avec la somme de 13000 USD par mois, dans ce rythme nous ne savons pas dans combien de temps nous pouvons être à mesure de couvrir la ville.  Le décaissement de cette somme n’est pas régulière ce qui nous permettrait de rendre un travail de bonne qualité » déclare du patron à l’hôtel de ville, Bilubi  ulengabo Mechack.

Contacté à ce sujet, le directeur provincial de la Snel Deo Mashali, pense qu’il n’a plus rien d’autre à dire à ce sujet car il croit qu’il est fatigué avec ce dossier qu’il qualifie de gênant et qui n’a plus sa valeur d’être.

Une réponse qui ne rassure personne car d’aucun se pose la question de savoir pourquoi personne ne veut apporter de la lumière sur l’affectation de ce 1% . Pourquoi le retard dans le versement ? Où serait affecté le peu d’argent réceptionné ? À tous ces questionnements l’on n’y retrouve presque pas de l’éclaircissement car personne ne veut dire un mot.

Les autorités concernées devraient chacun fournir de l’explication au grand public pour lever les zones d’ombres entretenues au tour de ce dossier.

Patrick Babwine

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