CICR SUD-KIVU : Plus de 125 étudiants et enseignants de 5 universités outillés sur les violences sexuelles sous l’angle du DIH à Bukavu

Etant donné que les violaces sexuelles restent un fléau dans les conflits et autres situations de violence qui persistent à l’Est du Congo, la sous délégation du Comité International de la Croix-Rouge (CICR Sud-Kivu et Maniema) a réuni des étudiants de la faculté de Droit ce 12 Novembres 2019. C’est sous l’angle du droit international humanitaire dont le CICR est le gardien que  Ces violences sexuelles qui causent des souffrances psychologique et physique extrêmement grave aux femmes, hommes et enfants qui en sont victimes, ont été abordées.

Dans son speech, le chef de la sous délégation CICR a précisé que les violences sexuelles sont plus souvent commises dans l’intention de déshumaniser, de dégrader et d’humilier.  Serge Zogg ajoute que les traumatismes ainsi causés rendent impossible aux personnes victime de vivre normalement au quotidien avec leurs famille ou au travail.

’Qu’il en soit commis dans le cadre d’un conflit armé ou non, le viol et les autres formes de violence sexuelle constituent des crimes qui doivent être sanctionnés par la loi. Les victimes n’osent pas en parler et se sentent blâmer ou rejeter. Stigmatisées beaucoup continuent à vivre avec une honte et une culpabilité cachées.  A travers un dialogue permanant avec les porteurs d’armes et les autorités, les CICR tente également de prévenir les violences sexuelles et de sensibiliser les parties prenantes aux conflits à un meilleur respect de la dignité et de la protection de la journée qui se veut interactive’’ précise Serge Zogg.

Pour les étudiants(es) participants, c’est une belle opportunité d’approfondir des connaissances sur les violences sexuelles sous l’angle du droit international humanitaire. Selon Thérèse Murhangaza, étudiante en L1 Droit public à l’université officielle de Bukavu l’UOB, c’est une grande surprise d’apprendre que le CICR s’occupe aussi des cas des violences sexuelles en droit international humanitaire.

’A travers cette conférence je viens d’approfondir une fois mes connaissances en ce qui concerne les violences sexuelles. Je m’approprie cette activité et je compte partager cette nouvelle expérience avec mes camarades qui n’ont pas eu la chance de participer. En tant que femme je dois me spécialiser dans le traitement des dossiers pareils. Je suis allergique, je n’aime pas voir ou entendre une femme bafouer, discriminer et marginaliser alors qu’il fallait qu’elle soit respectée par tout le monde’’, fait savoir l’étudiante Thérèse.

Précisons que plusieurs panelistes ont fait la fierté de cette conférence entre autre : Madame Claudine Mushobekwa qui est conseillère juridique régional du CICR, le professeur Thomas Furaha de l’UOB, Professeur Pierre Chambo, Paulin Bashengezi qui est assistant communication CICR et la déléguée Sarah qui est consultante en matière des violences sexuelles au sein du CICR Bukavu.

Lire aussi :http://RDC: 25ans d’action humanitaire du CICR égal 25 ans d’atrocités au Kivu

http://RDC : CICR déjà 25 ans dans l’action humanitaire au Sud-Kivu

Amisi Musada Emérite

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