Bukavu : Les démobilisés du camp PM de Bagira, le cadet de soucis des autorités

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« La vie de la personne humaine est sacrée » dit-on,

Il y a péril en demeure, les ex-militaires démobilisés du camp militaire de Bagira continuent à traverser une période déplorable sous un regard défaillant des autorités compétentes. On dirait une bombe à retardement gelée Ils traversent pendant cette pénible saison pluvieuse, les enfants exposés à des intempéries graves, des cabanas et maison de fortunes infondées par l’écoulement d’eaux de la pluie. Ces derniers se retrouvent abandonner á leur triste sort sans l’appui de qui que ce soit. Des dizaines des personnes passent nuit à la belle étoile sous de petits morceaux de bâches déchirés, pire encore c’est dans la grande poubelle de la commune où les habitants des environs viennent déverser des immondices. Quel sera leur sort pendant cette période de grande pluie dans la ville de Bukavu ?

Paul l’un des victimes relate leur calvaire « nous ne savons plus á quel saint nous vouer car nous sommes complètement délaissés depuis notre expulsion dans le camp PM de Bagira sur décision du général de la 33e région militaire Mundos Muhindo », se plaint ce père de famille.

Et d’ajouter, « Il nous a joué un tour en nous disant qu’il serait en train des préparer notre départ chacun dans son milieu d’origine et que toutes les formalités de voyage seraient sous sa table et pourtant c’était une façon de nous chasser dans le camp au profit des autres. Nous sommes fatigués nous demandons que nous soyons rapatriés chez nous au plus vite que possible.

Démobilisés depuis 2006 il fait déjà 13 ans que nous sommes dans cette vie de misère et personne ne se gêne. Je dois retrouver ma province puisque l’on se sent mieux chez soi. Nous ne sommes pas venus au Kivu pour vendre mais nous y sommes arrivés rien que comme des libérateurs, la vie dans l’armé ne m’intéresse plus mais que les dirigeants soient reconnaissant du service que nous avions rendu à la nation ».

 Des enfants ne vont pas à l’école

Des enfants des démobilisés . Ph. Patrick Babwine
Photos d’enfants des démobilisés vivant dans la concession de la commune de Bagira Ph. Patrick Babwine

Il est à constater que les enfants de ces familles vivant dans la clôture de la commune de Bagira (18 manages). Sont privés de la chance de scolarité suite au manque graduel de moyens capable de souvenir à des besoins essentiels. Le slogan, tous les enfants à l’école semble être une chanson sans refrain et pourtant leurs parents ont servi sous le drapeau.

Rappelons que ces démobilisés sont considérés comme une menace par la population environnante. Selon leur déclaration, ils disent se sentir vivre dans une insécurité totale car lorsqu’il y a un événement fâcheux ce sont eux qui sont pointés du doigt. Pour survivre ils sont obligés de se livrer aux travaux durs soit casser les pierres, transporter les lourds fardeaux, travailler comme des aides-maçons et autres tâches.

100 dollars pour 18 familles

Voilà le prix que doit bénéficier ceux qui ont rendu des loyaux services à la nation, se plaint un acteur de la société civile rencontré sur le lieu.

« Les autorités nationales que provinciales de l’armée, sont-elles incapables de faire voyager ces 18 familles jusque dans leurs provinces ? », s’interroge cet acteur de la société civile.

Le bourgmestre intérimaire de la commune de Bagira nie toute responsabilité et dit avoir informé sa hiérarchie et la MONUSCO mais jusque-là silence radio. Pendant 6mois d’occupation de l’espace communal, ils n’ont reçu que 100$ de l’aide leur donné par le maire de la ville Meschack  Ulengabo ils sont à 18 familles ; par calcul simple chacun a eu sa part.

Patrick Babwine

 

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