Bukavu : Journée internationale  d’épargne, l’heure des vérité! 

Ville de Bukavu Photo Crédit

Le décor à la Banque centrale du Congo est planté pour abriter ce programme de la journée Internationale  de l’épargne édition 2019. Réunies au tour des différents thèmes, les banques commerciales, les coopératives d’Epargne et de Crédits ainsi que les institutions de Micro finance sous la modération de la banque centrale ont dues réfléchir sur la problématique de l’épargne au Sud Kivu.

Plusieurs intervenants ont exposé et relevé certaines contraintes liées à la question de l’épargne. Le premier intervenant Monsieur  NTAYIRA Kazamba Yakungula  de l’association Professionnelle des Coopératives d’Epargne et de Crédit (APROCEC) a exposé sur « l’Etat de lieux sur la mobilisation de l’épargne en RDC : diagnostic, contraintes, proposition des solutions ».

Célestin  Ntayira car c’est de lui qu’il s’agit, a eu son temps en brossant le tableau sombre de toutes les coopératives et institutions de micro finance, il a relevé  les statistiques claires et a diagnostiqué les mal qui rongent ces institutions et leur politique de gestion.

Aujourd’hui par manque de crédibilité les banques, les coopératives et les IMF seront en difficulté de réunir un grand nombre de client, car plus de 64% d’épargnes sont orientée vers le secteur informel, 40% seraient thésaurisés, à peut-être 4% auprès de la tontine et d’autres dans les mains des individus. L’instabilité d’un Etat de droit pour faciliter l’épargne et sécuriser l’épargnant, le manque de formation pour rendre plus efficace les agents de ces institutions sur terrain. Plusieurs contraintes ruinent le système économique et ne vendent plus l’image de ces institutions auprès de consommateurs, de contraintes nous pouvons relever également le problème de l’inflation aiguë dans un pays inflationniste  ne permet pas que les membres acceptent d’épargner par manque de confiance à la monnaie nationale et cela serait  à la base de la chute des certaines coopératives et IMF».

A partir  des interventions des uns et des autres, il a été dégagé que les institutions sont à 10% de pénétration dans la masse populaire. L’intervenant a émis des recommandations aux banques, coopérative et IMF de faciliter l’octroi de crédit aux activités de la jeunesse dans le cadre de promouvoir l’entrepreneuriat de la jeunesse en misant sur le taux d’intérêt bas.

Pour répondre à la question de savoir pourquoi l’informel prime sur le formel ce dernier temps dans les institutions de micro finance, l’orateur pense que c’est par imprudence et maladresse des institutions qui font que les institutions tombent en faillite qui poussent les client à résister.Il recommande à ce que la banque centrale agisse le plus vite pour empêcher que les clients ne soient pas toujours victimes de ces institutions.

Ramazani  MUSONGO Ramos passe son exposé sur  « l’inclusion financière et digitalisation des services financiers » ici il a montré le bien être de la d’inclusion digitale dans les associations et institutions de micro finance pour gagner du temps et faciliter le travail.

Manegabe Jean Paul pense que l’activité était bonne mais il demande à la banque Centrale de jouer sur son taux d’intérêt qui est élevé car cela faciliterait l’épargne. Pour Manegebe, le commerçants épargnent dans des pays étrangers car la bas le taux d’intérêt serait beaucoup plus abordable que celle du Congo ou en dépit du taux d’intérêt il Ya beaucoup de taxes. Il interpelle également à la banque Central de sortir dans sa léthargie pour protéger les clients qui ont perdu leur trésor auprès de ces institutions partenaire à elle qui préjudicient ses clients. Qu’il soit établie un Etat de droit capable d’encourager l’épargne  martèle notre source.

Nous vous rappelons que ces activités s’étendent sur trois jours. Jeudi le 31 Octobre il sera organisé une caravane motorisée  qui prendra comme itinéraires : la frontière Ruzizi 1er  et sillonnera toutes les communes de la ville de Bukavu pour enfin chuter à la banque.

Épargnez et encore épargnez sans se fatiguer. Entre les coopérative-le IMF et les clients  qui doit changer ?La réponse est simple, ce sont les responsables des IMF et de coopératives qui doivent améliorer leur mode de travail pour enfin mériter la confiance de la population, nous a précisé un habitant rencontré  sur le lieu.

Il est à retenir que l’on est encore loin  d’atteindre le tunnel car le pays n’a pas créé le cadre de faciliter l’épargne.

 

 

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